Dimanche 11 octobre 2026, 28e dimanche du Temps Ordinaire. Année A. Année Paire. Couleur liturgique : Vert

Textes
Isaïe 25, 6-10a ; Psaume 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6 ; Philippiens 4, 12-14.19-20 ; Matthieu 22, 1-14

Matthieu 22, 1-14 nous présente la parabole d'un roi qui a essuyé un refus retentissant de la part des invités au repas de noces de son fils. Chacun des invités avait un argument, peut être légitime, qui l'empêchait d'y être. Ce roi, c'est Dieu le Père et les invités renvoient à nos personnes. Le contexte du repas dans la parabole met en lumière un pan important de la relation que Dieu voudrait avoir avec nous : l'amitié. On le sait, on invite uniquement ses amis pour un repas, on ne mange qu'avec ses amis. À travers l'image du contexte du repas de noces, Dieu voudrait nous inviter à établir entre nous et lui une relation d'amitié découlant de son amour immense pour nous. C'est ce que Dieu nous propose. Il dit à chacun ou chacune : " Moi ton Dieu et Seigneur, moi ton Créateur, moi ton Père, je voudrais devenir ton ami. L'acceptes-tu?" Aussi, face à la proposition de Dieu, deux réponses de notre part sont possibles : Oui ou non. Au baptême, nous avons dit oui à Dieu par la renonciation au mal et à l'auteur du mal, et nous avons professé publiquement notre foi en Dieu. Par ce oui, nous nous sommes engagés à être fidèles en toute chose à l'amitié entre Dieu et nous. Cette amitié se vit concrètement par notre présence et notre participation régulières et effectives à la messe, le lieu par excellence où Dieu nous remplit de son amour, par notre participation visible et constante aux activités de notre diocèse et de nos paroisses, lieux de notre sanctification et par notre désir de nous convertir chaque jour. Or, il arrive, par moment, parfois souvent, que nous refusions l'amitié de Dieu en lui préférant nos activités humaines, nos distractions, nos préoccupations et occupations même si elles sont légitimes, que nous nous trouvions des arguments du genre : " Aujourd’hui je suis fatigué d'aller à la messe ; je reçois des gens à manger ; j'ai ma séance de sport ; ces deux jours, j'ai trop de choses à faire, je n'ai même plus le temps ; je suis croyant mais je ne suis pas tenu d'être pratiquant ; ce n’est pas en allant toujours à l’Église qui prouve que je suis chrétien ; il y a trop de choses à la paroisse ; la paroisse nous épuise avec ses activités ; on cotise trop à l’Église, etc..." Dieu est relégué au second plan dans notre programme de vie. On ignore Dieu pour lui préférer nos activités matérielles et humaines. On oublie une chose importante : qui nous donne chaque jour le souffle de vie et la force ? Ou bien, on est assidus, présents à la messe et à tout ce qu'on nous demande, mais notre cœur n'est pas converti, il est encore plongé dans le péché, rempli de mal et de méchanceté. Car on peut être dans l’Église physiquement sans être de l’Église dans le cœur. Nous sommes donc exhortés voire interpellés à faire de Dieu notre essentiel et à demeurer sans cesse dans la dynamique de la conversion. C'est cela être revêtu du vêtement de noce. L'enjeu ici est important : faire partie des appelés-élus et non des appelés-rejetés. Oui Dieu nous accorde gratuitement ses grâces et bénédictions mais la réponse de l'homme libre et volontaire doit être la transformation profonde ou le changement véritable de son cœur. Que la Parole de Dieu nous fasse grandir sans cesse dans la communion avec Dieu. Dieu nous bénisse abondamment. Excellent dimanche.
Père Sylvain KOUASSI, Paroisse Saint Augustin de Bingerville

ImprimerE-mail