Nous, Ivoiriens et Ivoiriennes, avions véritablement cru que l’élection présidentielle nous sortirait de la situation de ni paix, ni guerre, que nous vivions depuis une décennie. Cet espoir a été de courte durée. Le rêve que nous caressions d’une Côte d’Ivoire pacifiée et plus prospère que jamais, s’est brisé, nous laissant sur le palais et dans le cœur, un goût amer.
Des difficultés de tous genres ont vu le jour, la situation socio-politique n’a cessé de se dégrader dangereusement. Des quartiers entiers et des villages se sont vidés de leurs populations. Ici et là, des familles entières ont repris le chemin de l’exode, abandonnant leurs maisons, dans la plus grande précarité, ou trouvant par bonheur, refuge dans certains lieux de culte ou dans des sites de fortune aménagés à la hâte, à cet effet, aux prises avec l’angoisse et le désarroi. On ne compte plus les cas de destruction de biens matériels quand ils ne font pas l’objet de pillages systématiques ou de convoitises sordides ignobles.

