HOMELIE DU CARDINAL JEAN PIERRE KUTWÃ ARCHEVEQUE D’ABIDJAN A L’OCCASION DE L’ORDINATION PRESBYTERALE Lectures : 2Co4, 1-2.5-7/ Jn17, 6.14-19 Cathédrale Saint Paul Plateau Abidjan le 12 décembre 2020
Chant : ‘‘Me voici, Seigneur mon Dieu, mon Rédempteur, je suis prêt pour te servir. O mon Dieu, tu sais je suis faible, je ne sais comment faire ta volonté ; Tu me dis, marche en avant et n’aies pas peur car Je suis, toujours près de toi.’’
Révérends Pères,
Révérends frères,
Révérendes sœurs,
Chers élus de ce jour,
Chers frères et sœurs en Christ,
S’il peut paraître ambitieux ,voire même prétentieux ,de proclamer comme dans ce chant que nous venons d’exécuter, que nous sommes prêts pour servir le Seigneur, il faut tout de même reconnaître l’humilité de celui qui répond à cet appel du Seigneur : O mon Dieu, tu sais que je suis faible, je ne sais comment faire ta volonté ! Par ces mots, se dessine clairement pour nous, l’attitude de ceux qui se sentent appeler par le Seigneur pour un service d’Eglise : promptitude à donner une réponse claire et sans ambigüité aucune, doublée du nécessaire abaissement qui fait plus de place dans nos cœurs et dans nos vies, à Celui à qui nous dédions finalement notre être.






Dans certaines circonstances, le silence peut être synonyme de lâcheté et de complicité avec l’iniquité !
Qu’éclate dans le ciel la joie des anges ! Qu’éclate de partout la joie du monde ! Qu’éclate dans l’Eglise la joie des fils de Dieu ! La lumière éclaire l’Eglise ! La lumière éclaire la terre ! Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Telle est notre foi ! Telle est la foi de l’Eglise que nous sommes fiers de proclamer solennellement, nonobstant les circonstances particulières que nous pouvons vivre et traverser, circonstances qui seront toujours passagères ! Christ est ressuscité !
‘‘La paix n’est pas une pure absence de guerre et elle ne se borne pas seulement à assurer l’équilibre de forces adverses ; elle ne provient pas non plus d’une domination despotique…Elle est le fruit d’un ordre inscrit dans la société humaine par son divin fondateur, et qui doit être réalisé par des hommes qui ne cessent d’aspirer à une justice plus parfaite… La paix n’est jamais chose acquise une fois pour toutes, mais sans cesse à construire… La paix dont nous parlons ne peut s’obtenir sur terre sans la sauvegarde du bien des personnes, la libre et confiante communication entre les hommes, et les richesses de leur esprit et de leurs facultés créatrices…Ainsi la paix est-elle aussi le fruit de l’amour qui va bien au-delà de ce que la justice peut apporter...’’ Gaudium et Spes n°78, § 1-4