Samedi 09 mai 2026,5e Semaine du Temps Pascal. Année A. Année Paire. Férie. Couleur liturgique : Blanc

Textes
Actes 16,1-10 ; Psaume 99 (100), 1-2, 3, 5 ; Jean 15, 18-21

Ce que l'on pourrait retenir de Actes 16, 1-10, c'est que Paul et ses compagnons sont à l'écoute du Saint-Esprit, dans l'obéissance totale aux directives du Saint-Esprit. En effet, c'est l’Esprit Saint qui est l'âme de toute annonce de l'Évangile, de tout témoignage chrétien. L'efficacité de l'annonce de l'Évangile est assurée par l'Esprit Saint lui-même et c'est lui qui nous donne le discernement nécessaire pour aller où Dieu le veut. Dieu est l'auteur de l'annonce de l'Évangile, nous en sommes l'instrument. C'est là où se trouve notre joie, nous savoir des instruments de Dieu au service de sa Gloire et au service du salut de nos frères et sœurs. Paul et ses compagnons abandonnent leur plan pour se conformer à la volonté de Dieu. La flexibilité vis-à-vis des projets de Dieu est le signe d'une confiance absolue en Dieu qui se traduit par un abandon total à sa volonté. Ce qui compte et c'est là l'essentiel, c'est la volonté de Dieu et non la nôtre. Dans Jean 15,18-21, Jésus nous éclaire sur le rejet dont nous serons l'objet de la part du monde à cause de notre foi en lui. Pour lui c'est une évidence que le monde nous prenne en grippe parce que le premier, il fut la victime de l'hostilité de ce même monde : " « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ;
voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous.»". Si nous voulons que le monde nous aime, alors aimons le monde et tout ce qu'il nous propose. Mais il faut savoir qu'aimer le monde, suivre le monde, accepter la volonté du monde, c'est s'opposer au Christ, c’est dire non au Christ, c’est ne pas aimer le Christ. Le choix est donc entre nos mains : Jésus ou le monde. Ne soyons pas dupes car il n'y a qu'une seule option possible. Si nous acceptons Jésus, cela voudrait dire que nous renoncions à tout ce qui pourrait nous éloigner de lui, que nous mettions à nu le modèle de vie que nous indique le monde, que nous ramions à contre-courant relativement à la direction de vie que nous suggère le monde. Dans ce cas, le monde nous combattra jusqu'à mort comme il le fit envers notre Maître et Seigneur, Jésus Christ. Sommes-nous prêts pour un tel combat ? Il s'agit de combattre la corruption, le mensonge, la médiocrité, l'injustice, le syncrétisme, l'infidélité sous toutes ses formes, le vol, le libertinage, la cupidité, la luxure, toutes les forces du mal et des ténèbres, etc... Devrions-nous prier pour que le Seigneur éloigne de nous toute difficulté ou toute persécution ? Prions plutôt pour que le Seigneur nous garde dans la fidélité envers lui malgré l'hostilité ou les persécutions de toutes sortes. Tel est le défi qui est le nôtre : Rester fidèles au Seigneur jusqu'au bout envers et contre tous. Que la Parole de Dieu soutienne tous nos efforts de fidélité à l'égard du Seigneur. Dieu nous bénisse abondamment. Excellent week-end

Père Sylvain KOUASSI, Paroisse Saint Augustin de Bingerville

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