Dimanche 18 octobre 2026, 29e dimanche du Temps Ordinaire. Année A. Année Paire. Couleur liturgique : Vert Textes Isaïe 45, 1.4-6 ; Psaume 95 (96), 1.3, 4-5, 7-8, 9-10ac ; 1 Thessaloniciens 1, 1-5b ; Matthieu 22, 15-21
« Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Matthieu 22, 15-21).
Le contexte de ce passage est celui d'un piège tendu à Jésus pour le prendre à défaut concernant le paiement de l'impôt. Doit-on payer l'impôt ? Si Jésus affirme qu'on ne doit pas payer l'impôt, il serait accusé de complot contre le pouvoir politique en place. S'il dit oui, il serait vu comme le complice du pouvoir politique et donc contre les juifs. Il donne une réponse logique à partir de l'effigie d'une pièce de monnaie. Et au-delà de cette pièce d'argent, il nous exhorte à une réflexion beaucoup plus tendue sur notre relation avec Dieu " « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Notre société à ses règles auxquelles il faudrait obéir. Le chrétien, citoyen, doit observer ses règles sinon il commet un délit. Il devient un délinquant : ne pas payer ses impôts, brûler les feux tricolores et les stops, jeter de la saleté à terre, nuisances sonores dans le quartier, etc... Le chrétien doit être le premier à observer les règles du vivre-ensemble en société.
Il faudrait également rendre à Dieu ce qui est à lui. Si sur une pièce de monnaie, se trouve gravée l'effigie de César, sur l'être de l'homme, il y a une effigie, celle de Dieu. À la création, Dieu nous a fait à son image. Il y a donc à notre naissance biologique une part de Dieu en nous.
Au baptême également, le Nom trois fois Saint de Dieu a été invoqué et convoqué sur nous : " N..., je te baptise au nom du Père et du Fils du Dieu Saint Esprit. Par le baptême, Dieu nous a marqués, il a imprimé en nous sa marque, une marque gravée dans nos cœurs. Tout notre être (corps, âme et esprit) est à Dieu. Si nous sommes donc l'effigie de Dieu, il nous faut lui rendre ce qui est à lui à savoir la louange, la gloire et l'honneur. Cela passe par mettre au service de Dieu et partant de l’Église nos qualités, nos compétences, nos valeurs, notre intelligence. Comme le stipule Isaïe 45, 1.4-6, dans le choix de Dieu en faveur de Cyrus comme roi, un étranger, pour faire sa volonté, Dieu nous a comblés de grâces, de charismes ou dons pour sa Gloire et notre salut. Lui rendre ce qui lui revient consiste à utiliser nos dons et charismes, ordinaires ou extraordinaires pour son service et le service de nos frères et sœurs et de notre Église. Aucun chrétien ne devrait se désengager de sa paroisse, se mettre en retrait quand la paroisse a besoin de lui. Fuir sa paroisse, c'est commettre un délit contre Dieu, c'est fuir Dieu lui-même. Que le Seigneur nous donne la force et la grâce d'un véritable témoignage de foi dans notre Église et par toute notre vie. Dieu nous bénisse abondamment. Merveilleux dimanche.
Père Sylvain KOUASSI, Paroisse Saint Augustin de Bingerville



