Mardi 16 juin 2026, 11e Semaine du Temps Ordinaire. Année A. Année Paire. Férie. Couleur liturgique : Vert
Textes
1 Rois 21, 17-29 ; Psaume
50 (51), 3-4, 5-6ab, 11.16 ; Matthieu 5, 43-48
Dans 1 Rois 21, 17-29, Dieu envoie son prophète Élie auprès du roi Acab pour lui exprimer sa désapprobation vis-à-vis de ce dernier et lui révéler sa sentence : une mort honteuse. Acab, conscient de la gravité de son acte, reconnaît sa faute et fait un acte de pénitence en signe de demande de pardon à Dieu. Dieu voyant l'humilité voire l'humiliation du roi, change d'avis. Dieu ne reste pas indifférent devant le mal fait à autrui. Celui qui fait du mal aux autres de manière consciente et délibérée attire toujours sur lui la colère de Dieu. Tôt ou tard, il en subira les conséquences. Faisons donc attention à nos faits et gestes, à notre manière d'être avec nos frères et sœurs. Et si nous sommes conscients d'avoir fait du tort à nos frères et sœurs, entrons dans une démarche vraie et authentique de demande de pardon pour obtenir de Dieu sa miséricorde. Dans Matthieu 5, 43-48, Jésus brise les codes ordinaires qui guident les relations humaines. De manière ordinaire, les relations humaines sont guidées par la réciprocité: je rends à l'autre ce qu'il me fait. Mon comportement est ajusté sur celui de l'autre envers moi. Jésus nous exhorte à faire plus que cela si nous voulons être parfaits comme Dieu est parfait. En effet, la sainteté à laquelle nous sommes appelés exige de poser des actes qui défient la compréhension du commun des mortels. Jésus le dit clairement : " « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain
et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux...»". Aimer celui qui me veut du mal, prier pour celui qui me fait souffrir, voilà comment nous sommes invités à vivre notre identité d'enfants de Dieu. Jésus nous demande de rechercher et de vouloir le bien de celui qui veut notre malheur. Humainement et honnêtement, cela est difficile mais non impossible. Aimer son ennemi, c'est accepter de ne pas se nourrir de pensées malveillantes envers lui. Aimer son ennemi nous fait d'abord du bien car cela empêche de saturer nos cœurs de sentiments négatifs. Prier pour celui qui nous persécute, c'est demander à Dieu la grâce de la conversion pour lui. On note ainsi que devenir chrétien ou vivre en chrétien ou en enfant de Dieu n'est jamais facile ni aisé eu égard à son caractère exigeant. Que la Parole de Dieu nous aide sans cesse à vivre dans l'humilité et à aimer malgré l'offense et sans condition. Dieu nous bénisse abondamment. Lumineuse journée.
Père Sylvain KOUASSI, Paroisse Saint Augustin de Bingerville



