Lundi 13 juillet 2026, 15e Semaine du Temps Ordinaire. Année A. Année Paire. Mémoire facultative de Saint Henri. Couleur liturgique : Vert

Textes
Isaïe 1, 10-17; Psaume
49 (50), 8-9, 16bc-17, 21, 23 ; Matthieu 10, 34 – 11, 1

Dans Isaïe 1, 10-17, Dieu dénonce le comportement contradictoire de son peuple qui frise même l'hypocrisie. Dieu refuse tous les holocaustes, les sacrifices et les actes de piété de son peuple parce que son peuple a un comportement double. Il vient à Dieu mais son cœur est loin de Dieu. Dieu est clair dans ses propos : il ne prendra même pas la peine de regarder ce que nous faisons si cela découle de cœurs remplis d'intentions mauvaises, de mal. Pour lui tout acte dénué d'un véritable abandon à Dieu est nul, inutile et vain. En effet, présenter à Dieu ses offrandes avec un cœur qui ne l'honore pas est purement de la comédie spirituelle. La seule condition pour que Dieu accepte nos sacrifices est de pratiquer les vertus suivantes : faire le bien, vouloir la droiture et faire preuve d'équité entre tous. La foi n'est pas une affaire de choses à exécuter. La foi se vit d'abord dans la droiture du cœur. Il nous faut donc absolument entrer dans une vraie dynamique de conversion radicale afin qu'il y ait une conformité entre ce que nous faisons et les intentions de notre cœur. Dans Matthieu 10, 34 – 11, 1, Jésus a des propos qui semblent ambigus, qui peuvent nous choquer. Il dit ceci : " « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.»" Jésus n'est pas contre la famille ni contre son unité. Il affirme que celui qui marche avec lui posera question à son entourage avec pour conséquence immédiate de l'hostilité ou du rejet. La vie chrétienne est un combat et dans ce combat, il n'y a qu'un seul choix possible : être totalement au Seigneur, le choisir , en faire sa priorité au-delà même des liens de sang, accepter de porter sa croix, c'est-à-dire sa part de souffrance pour être digne du Christ. Jésus exige de nous un attachement radical et infaillible envers lui. Enfin, Dieu bénit tout geste d'hospitalité, tout bienfait envers nos frères et sœurs, particulièrement envers ses serviteurs. Que la Parole de Dieu renforce notre fidélité au Seigneur en toute circonstance. Dieu nous bénisse abondamment. Excellente semaine.

Père Sylvain KOUASSI, Paroisse Saint Augustin de Bingerville.

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