Jeudi 23 juillet 2026, 16e Semaine du Temps Ordinaire. Année A. Année Paire. Mémoire facultative de Sainte Brigitte, religieuse (Fête en Europe). Couleur liturgique : Vert
Textes
Jérémie 2, 1-3.7-8.12-13 ; Psaume 35, 6-7ab, 8-9, 10-11 ; Matthieu 13, 10-17
Jérémie 2, 1-3.7-8.12-13 nous fait part des reproches que Dieu adresse à son peuple. Dieu dénonce l'indifférence de son peuple vis-à-vis de lui malgré tout ce qu'il a fait pour lui. Il rappelle à son peuple le début de leurs relations : le peuple était attaché à lui et lui obéissait. En retour, il était bénéficiaire des bienfaits de Dieu. Mais ce peuple s'est détourné de Dieu pour se tourner vers d'autres divinités, souillant et rompant ainsi l'alliance conclue entre Dieu et lui. Même les guides du peuple que sont les prêtres, les dépositaires de la Loi, les pasteurs et les prophètes ont tourné le dos à Dieu, lui préférant autre chose. Leur acte est très grave et improductif car ils se sont séparés de la source de leur bonheur, Dieu. Dieu le leur rappelle par ses propros : " « Oui, mon peuple a commis un double méfait : ils m’ont abandonné, moi, la source d’eau vive, et ils se sont creusé des citernes, des citernes fissurées qui ne retiennent pas l’eau ! »" Parfois, dans notre vie de foi, malgré les actions de Dieu en notre faveur, il nous arrive de l'oublier, de le négliger et de l'ignorer. Quand nous sommes dans les difficultés, nous crions vers lui dans l'espérance d'être entendus et exaucés. Mais une fois que nos prières se réalisent, il nous arrive de trouver des arguments pour justifier notre baisse dans la pratique de la foi. Par exemple, on priait pour avoir du travail. Une fois le travail obtenu, on tombe dans une forme d'irrégularité à la messe, aux activités de la paroisse, aux temps de prière, au motif que le travail nous prend du temps, on est fatigués, on a que le week-end pour se reposer, etc. On oublie d'où on vient. Notre situation de bonheur matériel nous rend amnésique au point de nous éloigner de Dieu et de son amour pour nous. Mais n'oublions pas ceci : le bonheur matériel est éphémère et illusoire à l'image des " citernes fissurées" dont parle Dieu. Dans Matthieu 13, 10-17, Jésus justifie l'usage des paraboles pour annoncer sa Bonne Nouvelle. Pour lui, ses auditeurs se sont fermés eux-mêmes et volontairement de la compréhension du message de Dieu. Ils sont eux-mêmes l'obstacle à l'accueil du message de Dieu. Or la Parole de Dieu est source de conversion et de vie. Notre plein épanouissement, notre bonheur intégral, tout cela est le fruit de notre capacité à nous ouvrir à la Parole de Dieu et à l'accueillir comme Parole de grâce et de salut. Que la Parole de Dieu demeure toujours le canal de notre joie en Dieu. Soyons heureux d'en être les bénéficiaires et restons toujours fidèles à Dieu. Dieu nous bénisse abondamment. Agréable journée.
Père Sylvain KOUASSI, Paroisse Saint Augustin de Bingerville



