Dimanche 16 août 2026, 20e dimanche du Temps Ordinaire. Année A. Année Paire. Couleur liturgique : Vert
Textes
Isaïe 56, 1.6-7 ; Psaume
66 (67), 2-3, 5, 7-8 ; Romains 11, 13-15.29-32 ; Matthieu 15, 21-28
À quel peuple appartient Dieu ou quel peuple pourrait-il se revendiquer le droit d'être la propriété exclusive de Dieu, son choix particulier, son bien propre ? Certes, la Révélation biblique affirme que Dieu est entré dans l'histoire de l'humanité par la porte qu'est le peuple d'Israël. Et à plusieurs reprises, Dieu lui-même affirme ceci : " Je serai leur Dieu, ils seront mon peuple. " Par l'usage même de l'institution qu'est le mariage, Dieu appelle Israël, son " épouse ", " l'élue de son cœur ". Et Israël était conscient de son adoption comme peuple singulier de Dieu. Parfois, on pourrait nous aussi, chrétiens d'aujourd'hui, croire et penser que nous sommes le peuple exclusif de Dieu, que Dieu ne peut agir seulement que pour nous. En pensant ainsi, nous enfermons Dieu et ses actions dans nos limites humaines. Or Dieu est pour tous car tous, nous sommes ses enfants bien-aimés. Son message et sa bonté sont donc universels, adressés à tous et pour tous. C'est ce qui ressort de Isaïe 56, 1.6-7. C'est Dieu lui-même qui le déclare : " Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour l’honorer, pour aimer son nom, pour devenir ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner et tiennent ferme à mon alliance, je les conduirai à ma montagne sainte, je les comblerai de joie dans ma maison de prière, leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel, car ma maison s’appellera « Maison de prière pour tous les peuples. »" L'universalité de la bienveillance de Dieu est également exprimée dans Matthieu 15, 21-28 dans la foi d'une femme Cananéenne, foi qui fut l'objet des éloges de Jésus. En effet, par des propos quelque peu déroutants, Jésus lui dit clairement que Dieu est venu pour Israël. Cette femme qui demande avec force et courage la délivrance de sa fille possédée par un démon, lui répond avec humilité mais conviction que la bonté de Dieu naturellement déborde le cadre du seul peuple d'Israël pour bénéficier à tous les peuples. La preuve nous est donnée par cet échange surprenant entre Jésus et cette femme : " « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Aucun peuple n'est insignifiant aux yeux de Dieu. Personne n'est exclu de l'attention de Dieu. Peu importe qui nous sommes, peu importe notre statut social, peu importe le regard des gens sur nous, peu importe les difficultés actuelles traversées, Dieu nous aime et il peut agir, selon sa volonté, pour nous. Il faudrait le savoir et garder toujours l'audace de la foi. Car celui qui n'ose pas dans la foi n'obtiendra rien. Que nos cœurs soient toujours ouverts à Dieu et que la grâce divine surabonde sans cesse dans nos vies. Dieu nous bénisse abondamment. Merveilleux dimanche.
Père Sylvain KOUASSI, Paroisse Saint Augustin de Bingerville



