Mercredi 19 août 2026, 20e Semaine du Temps Ordinaire. Année A. Année Paire. Mémoire facultative de Saint Jean Eudes, prêtre. Couleur liturgique : Vert
Textes
Ézékiel 34, 1-11 ; Psaume
22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6; Matthieu 20, 1-16
Dans Ézékiel 34, 1-11, Dieu profère de lourdes accusations contre ceux qu'il a choisis, consacrés et investis comme pasteurs ou bergers de son troupeau. Dieu intente un procès contre eux selon les motifs suivants : spoliation des brebis par les bergers pour usage et profit personnel, caractère utilitaire et intéressé dans l'exercice de la mission, négligence des brebis au profit de soi-même, abus de pouvoir, pouvoir exercé avec une violence excessive et avec méchanceté dans les paroles, brutalité, insouciance vis-à-vis des brebis égarées, brebis livrées à elles-mêmes face au danger, bergers irrespectueux et insensibles vis-à-vis des brebis, etc... Tels sont les différents chefs d'accusation énumérés par Dieu. Comme le dirait l'autre : " Accusez, levez-vous . Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?" Il revient à toutes les personnes qui exercent une responsabilité spirituelle de réfléchir en toute vérité sur la manière d'exercer le mandat qui leur a été confié. En toute honnêteté, notre manière d'être bergers ou pasteurs du troupeau est-elle conforme à ce que Dieu attend de nous ? Quel type de responsables spirituels (ministres consacrés, modérateurs et modératrices, bergers et bergères) avons-nous? Des responsables spirituels par vocation ou appel de Dieu ou des responsables spirituels " alimentaires, anarqueurs, corrompus , escrocs, cupides, menteurs, profiteurs, gourous, qui voient dans leur ministère une promotion sociale et un moyen de parvenir à la richesse matérielle ? Dieu désavoue le comportement indélicat de ses pasteurs. Aussi, face à la faillite morale, humaine et spirituelle des bergers, Dieu décide de prendre les choses en main et de s'occuper personnellement de ses brebis. Car c'est lui qui est le véritable Berger de son peuple. Matthieu 20, 1-16 met en lumière la justice de Dieu envers nous. Cette justice est équitable, égale pour tous. Pour Dieu en effet, à travers la parabole dite des "ouvriers de la dernière heure ", il n'y a pas de distinction entre les chrétiens de longue date et ceux qui le sont maintenant. Peu importe notre ancienneté dans la foi, nous sommes tous logés à la même enseigne et l'objet de la même bienveillance de Dieu. Tous, nous avons la même vocation : le salut. Il n'y a donc pas d'ancienneté à faire prévaloir devant Dieu pour bénéficier de ses bienfaits car les dons de Dieu ne sont pas la récompense d'un quelconque mérite de notre part. Ils sont le fruit de l'amour de Dieu et cet amour est le même pour tous. Dieu accorde sa grâce à qui il veut. Il n'attend de nous qu'une seule chose : notre fidélité quotidienne envers lui. Que la jalousie, l'envie, les critiques, la comparaison ne nous habitent jamais face aux bienfaits que Dieu accorde à tous et à chacun.Dieu nous bénisse abondamment. Bonne journée.
Père Sylvain KOUASSI, Paroisse Saint Augustin de Bingerville



