Dimanche 29 novembre 2020, 1er Dimanche, Temps de l’Avent, Année B Rentrée Pastorale Paroissiale dans tout l’Archidiocèse d’Abidjan

Homélie

Temps de l’Avent, temps de Grande Veille

Frères et sœurs très chers en Christ, dimanche dernier, avec la célébration du Christ Roi de l’Univers, nous entrions dans la dernière semaine de l’Année liturgique A. Aujourd’hui, la nouvelle Année liturgique B s’offre à nous remplie d’espoir pour ne pas dire d’espérance en une vie meilleure dans notre marche vers la sainteté à la suite du Christ. Aussi, dans sa pédagogie maternelle et bienveillante, l’Église notre Mère, à l’approche des grands mystères de la Foi, nous propose des temps de préparation. Pour le Mystère de la Nativité, nous avons le temps de l’Avent. Pour le Mystère pascal, c’est le Carême. Ce dimanche est aussi celui de la rentrée pastorale de toutes les paroisses de l’Archidiocèse d’Abidjan.

Dans la présente méditation de ce 1er dimanche de l’Avent de l’Année B, j’insisterai sur les points suivants : l’Avent, un temps de mise au vert et l’Avent, une attente active.

  1. 1.      Un temps de mise au vert

On le sait, à l’approche des grands événements de la vie dans tous ses aspects, notamment dans le domaine sportif et sur le plan spirituel, l’on s’octroie un moment de retrait du monde ambiant ordinaire, pour se retrouver avec soi-même en vue de mieux se préparer pour répondre efficacement à la circonstance qui se présentera à nous. Pour les sportifs par exemple, la veille d’une grande finale ou d’un tournoi important, on prend un temps de recul pour se concentrer afin d’éviter d’être distraits par le monde extérieur. Pareil pour des futurs ministres ordonnés ou de futurs profès en vue de leur consécration à Dieu, soit dans le ministère ordonné soit dans la vie religieuse. Ce ne sont pas des moments facultatifs car l’enjeu est de taille, peu importe le domaine : la Victoire. Pour les sportifs, il s’agit de remporter soit un trophée soit une médaille. Pour les chrétiens, il nous faut porter la couronne de Gloire (cf. 2 Timothée 4, 7-8).

Ainsi donc, en vue de préparer nos cœurs et tout notre être à vivre la fête de la venue en notre monde du Fils de Dieu à Noël, l’Église nous propose « 4 semaines de mise au vert » à la suite de certains témoins de la foi, en l’occurrence le prophète Jean-Baptiste (Élie des temps nouveaux) et la Vierge Marie. Chacun de ces deux personnages importants a joué sa partition dans le surgissement du Mystère du Salut : Jean-Baptiste comme précurseur du Seigneur et Marie en tant que mère du Seigneur.  Durant ces 4 semaines, tous les deux vont mettre l’accent sur une même réalité : l’humble venue de Dieu parmi nous en vue de notre salut. Pour le voir, il faut écouter la Parole de Dieu et se laisser guider par elle. L’attente de sa venue n’est donc pas passive.

 

  1. 2.      Une attente active

 

L’Avent demeure un temps de conversion, d’où le violet comme couleur liturgique. Il induit ainsi une vigilance accrue quotidienne et permanente. Telle est l’incessant appel des textes de ce dimanche. Dans l’évangile de ce dimanche en Marc 13, 33-37, il est question de veille : « Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment. » Dès ce 1er dimanche, le ton est lancé, nous avons notre feuille de route, l’indication à suivre, le mode d’emploi du temps de l’Avent. Nous sommes incités à demeurer prêts car à tout moment le Seigneur peut faire irruption dans notre vie et ce, sans nous avertir. Serons-nous prêts pour une telle rencontre ? L’Avent nous interpelle ainsi vivement à revoir notre rapport au Seigneur et à le remettre au centre de notre existence. Car ce grand temps de veille est un avertissement qui nous est fait pour que nous puissions nous préparer pour l’éternité, pour la rencontre ultime avec le Seigneur. En fait, chaque jour est un moment de veille et de préparation puisque chaque jour nous rapproche un peu plus de notre fin.

Que faire donc durant les 4 semaines avant la célébration du Mystère de l’Incarnation ?  Je vous propose deux chemins parmi tant d’autres.

-          Retrouver le goût de la Parole de Dieu

La Parole de Dieu doit rythmer notre existence quotidienne, du matin au soir. Avant de sortir de sa maison, il faudrait lire et méditer la Parole de Dieu. Elle est le cœur de notre vie de foi. Elle nous aide à connaître Dieu et sa volonté en vue de notre Fidélité à Lui. C’est le moment favorable pour dépoussiérer nos Bibles et leur donner leur véritable place. La Bible n’est pas faite pour demeurer dans une bibliothèque. Elle est faite pour nourrir notre Foi. En effet, tout chrétien qui ne lit pas et ne médite pas la Bible chaque reste un rabougri, un nain, un anémié, un chétif spirituel. Il lui manque de la Vitamine qu’est la Parole de Dieu pour sa croissance spirituelle.

-          La Prière comme soutien de la vie de Foi

L’Avent est propice à la prière individuelle, collective ou familiale, à désirer ardemment entrer en communion, en dialogue avec Dieu. La prière consiste à dire simplement et avec Foi à Dieu ce qui constitue notre vie. Autrement dit, c’est ma vie que je présente, que je décris à Dieu. C’est en cela que la prière avec les Psaumes nous est d’un grand secours et recours. Les Psaumes sont le vécu du peuple d’Israël qu’il a mis en prière. Dans nos moments de sécheresse ou de paresse spirituelle, dans nos situations de doute, d’incertitude voire de découragement, les Psaumes lus, médités et priés avec constance, nous aident progressivement à retrouver le chemin de la prière et donc de Dieu et de l’Assurance en Lui. La prière nous permet dans le cœur à cœur amoureux avec Dieu de recevoir ses grâces et bénédictions. Elle se décline en participation régulière à la messe aussi bien en semaine que le dimanche. Elle porte aussi sur la fréquentation assidue de Jésus dans l’Adoration du Très Saint Sacrement. Elle se réalise également par la récitation du Chapelet ou Rosaire car Marie notre mère nous invite à toujours écouter son Fils : « Faites tout ce qu’il vous dira » (Jean 2, 5 : Les Noces de Cana).

La Parole de Dieu et la Prière sont les deux piliers de la Foi et de la Vie du Chrétien. Elles sont pour le chrétien ce que représentent les narines pour un Homme. On le sait, c’est par ses narines qu’un Homme respire et donc vit. C’est par la Parole de Dieu et la Prière qu’un chrétien est vivant.

Bon temps de l’Avent, excellente rentrée pastorale paroissiale à tous les chrétiens et chrétiennes de notre Archidiocèse d’Abidjan et sainte, bénie et fructueuse année liturgique   2020-2021 à tous et toutes. Paix, Bonheur, Amour et Joie dans nos cœurs, nos familles, notre Église, notre pays et notre monde. Dieu nous bénisse tous au-delà de toutes nos attentes.

Père Sylvain du Saint Nom de Jésus,

Vicaire, Paroisse Sainte Famille, Riviera 2.

 

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