Vendredi 15 mai 2026, 6e Semaine du Temps Pascal. Année A. Année Paire. Férie. Couleur liturgique : Blanc
Textes
Actes 18, 9-18 ; Psaume
46 (47), 2-3, 4-5, 6-7 ; Jean 16, 20-23a
Dans Actes 18, 9-18, le Seigneur lui-même rassure Paul de sa présence à ses côtés et de son assistance dans sa mission d'annonce de l'Évangile. Le Seigneur fera concourir toutes circonstances pour que cela devienne des occasions ou des opportunités pour Paul dans son témoignage : À Corinthe, une nuit, le Seigneur dit à Paul dans une vision : " « Sois sans crainte : parle, ne garde pas le silence. Je suis avec toi, et personne ne s’en prendra à toi pour te maltraiter, car dans cette ville j’ai pour moi un peuple nombreux. » Le Seigneur lui-même nous conduit dans l'exécution de la mission qu'il nous a confiée. Par conséquent, nous devons rester sereins, peu importe les événements à vivre. Dans Jean 16, 20-23a, Jésus dit ceci à ses Apôtres: " « Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ... »" Face à la mort du Christ, le monde sera dans la joie tandis que la tristesse et la désolation seront du côté des Apôtres. Telle est la dure réalité qui attend les Apôtres révélée par Jésus Christ. Cependant, la tristesse des Apôtres ne sera pas permanente car Jésus leur fait la promesse de les revoir. On le sait, après sa résurrection d'entre les morts, Jésus va apparaître à plusieurs reprises à ses Apôtres. Ceux-ci en le voyant seront animés et habités par une grande joie. Notre vie à la suite du Christ ne sera pas de tout repos ni un long fleuve tranquille. Il y aura des hauts et des bas. Toutefois, peu importe les épreuves vécues et traversées, il nous faut toujours garder en nous la joie de Dieu. C'est cette joie, signe de notre espérance en Dieu, qui nous permettra de tenir le pari de la fidélité dans notre témoignage vis-à-vis du Christ. Le sens de la métaphore des douleurs de l'accouchement et de la joie de la naissance utilisée par Jésus nous révèle que la joie d'appartenir au Christ est plus grande que les souffrances endurées dans notre témoignage chrétien. Les épreuves et les souffrances deviennent ainsi dans la foi des chemins de notre transformation intérieure. Car aucune souffrance vécue dans la foi en Christ n'est vaine ou absurde ou insignifiante. Toute souffrance saisie dans la foi est un chemin d'espérance vers la joie profonde en Dieu. Que la Parole de Dieu , nourriture de notre foi nous établisse constamment dans la joie de Dieu. Dieu nous bénisse abondamment. Paisible journée.
Père Sylvain KOUASSI, Paroisse Saint Augustin de Bingerville



