Dimanche 21 juin 2026, 12e dimanche du Temps Ordinaire. Année A. AnnéePaire. Couleur liturgique: Vert
Textes : Jérémie 20, 10-13; Psaume
68 (69), 8-10, 14.17, 33-35 ; Romains 5, 12-15 ; Matthieu 10, 26-33.
L'être humain a parfois un comportement paradoxal : il ne craint pas Dieu mais il a peur de l'homme. Est-ce parce qu'il ne voit pas Dieu physiquement ? Toujours est-il que face à une personne qui exerce une autorité spirituelle, morale, professionnelle, sociétale, la peur pourrait nous habiter. Or Jésus nous invite dans Matthieu 10, 26-33 à ne pas avoir peur des hommes. Pourquoi? Tous nous sommes des mortels, peu importe notre statut ou nos responsabilités. Il faudrait plutôt craindre Dieu qui a pouvoir sur nous sur terre et après notre mort. Qu'est-ce la crainte de Dieu ? La crainte de Dieu ne signifie pas avoir peur de Dieu. La crainte de Dieu consiste à le respecter, à prendre conscience que nous lui sommes redevables depuis le premier souffle de notre vie et que nous sommes appelés à nous abandonner entre ses mains en toute confiance. C'est de la confiance absolue ou totale dont parle le Christ quand il nous dit : "« Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.»" Jésus affirme ainsi que Dieu lui-même se charge de prendre soin de nous et surtout d'assurer notre protection. N'ayons donc pas peur et n'ayons pas honte d'affirmer que nous appartenons au Christ. Le témoignage chrétien fait partie intégrante de notre vécu. Partout et en toute circonstance, notre foi en Jésus-Christ doit s'exprimer clairement. Jésus nous avertit en ce sens : " « Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes,
moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »" Renier le Christ met fin à la communion entre lui et nous. Que notre fidélité au Seigneur se consolide chaque jour. Dieu nous bénisse abondamment. Joyeux dimanche et bonne fête des pères aux pères spirituels que nous sommes.
Père Sylvain KOUASSI, Paroisse Saint Augustin de Bingerville



