Lundi 22 juin 2026, 12e Semaine du Temps Ordinaire. Année A. Année Paire. Mémoire facultative de Saint Paulin de Nole, évêque, de Saint Jean Fisher, évêque et Saint Thomas More, martyrs. Couleur liturgique : Vert
Textes : 2 Rois 17, 5-8.13-15a.18 ; Psaume
59, 3-4, 5-6, 13-14 ; Matthieu 7, 1-5
Matthieu 7,1-5 se veut être pour nous un avertissement car s'il y a une réalité propre à tous les Hommes, c'est notre propension au jugement sur les autres. Nous avons en nous cette facilité à porter des jugements de valeur sur les autres parfois sans avoir et sans savoir la vérité des faits. À partir de ce qu'on entend, on tombe dans la critique. Par jalousie ou envie ou convoitise, souvent par manque de compétences, on critique, on juge et on condamne les autres. Jésus nous met en garde en disant : " « Ne jugez pas,
pour ne pas être jugés ; de la manière dont vous jugez,
vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez,
on vous mesurera.»" Il faut savoir que lorsque nous critiquons les autres, les autres aussi pourraient en faire de même envers nous. Aussi, pourquoi cette interpellation à ne pas juger les autres que Jésus exige de nous ? Cette exigence est liée à ceci de manière fondamentale : le jugement est une prérogative de Dieu. Le pouvoir de juger appartient à Dieu, lui de qui nous tenons la vie. Une autre raison tout aussi importante est liée au fait que tous nous sommes des pécheurs, tous nous avons nos défauts parfois plus graves que ceux des autres que nous jugeons avec rapidité. Voilà pourquoi Jésus nous recommande d'agir avec humilité. En effet, avant de juger qui que ce soit, avant de faire un reproche à l'autre, il faudrait s'examiner soi-même d'abord. Certains sont obnubilés par les défauts des autres alors que leurs propres défauts sont encore plus graves. Avant d'inviter les autres à changer de vie, il faudrait soi-même se questionner, regarder sa propre vie avec lucidité, vérité et courage et prendre la décision radicale de se convertir. Car comme le dit le Christ, on ne peut pas vouloir enlever la paille qui est dans l'œil de l'autre en oubliant qu'il y a une grosse poutre dans notre œil. Sortons donc de toute forme d'hypocrisie d'une vie " sainte" car on dénigre aisément les autres alors que nos pensées véritables et nos actes révèlent que nous sommes plongés, ancrés profondément dans la boue du péché. Sortons de notre cécité qui nous empêche volontairement de voir nos propres fautes car même si nous les cachons aux Hommes, Dieu lui, les voit. Ainsi donc en toute chose, faisons preuve d'une grande modestie et de bienveillance. Dieu nous bénisse abondamment. Fructueuse semaine.
Père Sylvain KOUASSI, Paroisse Saint Augustin de Bingerville



