Mardi 04 août 2026, 18e Semaine du Temps Ordinaire. Année A. Année Paire. Mémoire obligatoire de Saint Jean-Marie Vianney, prêtre. Couleur liturgique : Blanc

Textes
Jérémie 30, 1-2.12-15.18-22 ; Psaume 101 (102), 16-18, 19-21, 29.22-23 ; Matthieu 15, 1-2.10-14

Jérémie 30, 1-2.12-15.18-22 décrit la situation quelque peu compliquée dans laquelle se trouve le peuple d'Israël. Dieu révèle à son peuple que les moments difficiles qu'il vit sont la conséquence de ses péchés. Mais Dieu lui fait la promesse de sa restauration, de sa reconstruction avec pour point culminant la joie, cette joie qui vient de lui. Dieu assure aussi à son peuple sa protection bienveillante et il lui réitère son choix particulier : " Vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu." Nous sommes faits pour Dieu et c'est en lui seul que se trouve notre bonheur total. Lorsque nous nous éloignons de Dieu, nous nous coupons de facto de la source de notre bonheur. Pour retrouver notre état initial, il nous faut revenir vers Dieu pour accueillir sa miséricorde. Car Dieu ne nous refuse pas son pardon, ce pardon qui nous rétablit dans notre dignité d'enfants de Dieu et qui nous permet à nouveau d'être les heureux bénéficiaires des promesses divines. Pourquoi donc s'en priver en adoptant un comportement ou en menant une vie contraire à la volonté de Dieu ? Dans Matthieu 15, 1-2.10-14, Jésus met à nu l'ignorance des pharisiens sur ce que Dieu attend réellement de nous dans la pratique des rites religieux. Les pharisiens sont portés sur les aspects extérieurs du culte rendu à Dieu. Ce qui est déjà en soi une bonne chose. Cependant Jésus met à nu leur ignorance car ce qui compte pour eux, c'est le respect exclusif d'une pratique extérieure des règles de la Loi sans véritable volonté de conversion. En effet, les pharisiens déclaraient impurs les disciples de Jésus au motif qu'ils mangeaient avec des mains non lavées. Pour Jésus, c'est une mauvaise compréhension et une interprétation fausse de la Loi. Pour Jésus, ce qui importe dans la relation avec Dieu, ce sont les intentions ou les dispositions du cœur. Il le dit clairement : " « Écoutez et comprenez bien ! Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur. »" C'est une invitation à vivre l'essentiel de la religion : la conversion véritable. Car qu'est-ce qu'une pratique religieuse sans réelle conversion? Cherchons donc avec courage à purifier nos pensées, nos désirs et nos paroles, à faire attention à tout ce qui nous habite intérieurement et qui doit sortir de nous. Enfin, il y a un appel à la vigilance et donc au discernement : ne suivons pas ceux qui parlent de Dieu sans jamais nous exhorter à la conversion. Nous serons comme des aveugles marchant derrière un aveugle. Nous n'irons pas loin. Qu'à la lumière de la Parole de Dieu, notre fidélité au Seigneur soit de plus en plus authentique et solide. Dieu nous bénisse abondamment. Parfaite journée.

Père Sylvain KOUASSI, Paroisse Saint Augustin de Bingerville.

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